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Bénin : le féticheur Yèkoumèdji est mort six jours après avoir incendié sa maison, ses motos et brûlé un million de FCFA

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Après avoir mis le feu à sa propre maison, brisé ses vitres, brûlé ses motos et une importante somme d’argent avant de se dénuder devant la foule, le féticheur A.V. Yèkoumèdji du village de Daagbé-Nago, dans la commune d’Ifangni, et décédé six jours après.

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C’est aux environs de midi, le dimanche 26 avril 2026, que les habitants du village de Daagbé-Nago, dans la commune d’Ifangni, ont entendu des coups de marteau inhabituels résonner depuis la maison du féticheur A.V. Yèkoumèdji. Ce que personne ne pouvait imaginer, c’est que ce bruit annonçait le début d’une scène d’une rare violence, orchestrée par l’homme lui-même contre ses propres biens.

Le féticheur a brisé de plein fouet les vitres de son immeuble à étage, tant au rez-de-chaussée qu’à l’étage, avant de mettre le feu à ses biens dans le salon. Il a également incendié ses motos, dont un tricycle, ainsi qu’une importante somme d’argent estimée à environ un million de francs CFA. Des faits confirmés par le délégué du village, J. Awounou.

Un homme qui perdait pied avec la réalité

Devant la foule de curieux rapidement rassemblée, Yèkoumèdji a achevé sa démonstration en se déshabillant entièrement, s’allongeant nu à même le sol. Ses propos, rapportés par plusieurs témoins, trahissaient un esprit en plein naufrage :

« Mes enfants ne peuvent pas hériter de moi, ils ne sont pas obéissants… Je vais tout brûler, tout détruire. Et tous mes pouvoirs sont partis… ça ne vaut plus rien… Je n’ai plus de force, je suis détruit, je me suis détruit, je suis égaré… Oooh la vie — foutaise de vie. »

Des paroles qui sonnaient comme le testament d’un homme au bout du rouleau, dont la lucidité semblait avoir définitivement déserté.

Portrait d’un prêtre vodoun redouté

Selon le délégué de village Awounou, Yèkoumèdji, la cinquantaine, était une figure spirituelle de premier plan dans la région. Prêtre de plusieurs divinités dont la divinité « Dan » — le serpent, porteur de chance et de bonheur dans le panthéon vodoun —, il officiait depuis une vingtaine d’années comme maître spirituel des serpents. Il avait l’habitude de déambuler dans le village avec un gros serpent enroulé autour du cou, une image qui avait forgé sa réputation de redoutable praticien des arts endogènes.

Les choses avaient cependant commencé à se dérégler après qu’il eut tué l’un de ses boas aux pouvoirs surnaturels. Sa vie personnelle s’était effondrée en parallèle : séparé de sa femme depuis plus de quatre ans, il avait également chassé ses propres enfants, vivant seul tout en recevant des consultants venus vénérer la divinité « Dan » chez lui.

Hospitalisation et décès

La Police républicaine s’est rendue sur les lieux pour constater les faits. Face à l’état mental manifeste de Yèkoumèdji, ses enfants — qu’il avait pourtant chassés — ont fait le déplacement pour le conduire au Centre National Hospitalier de Psychiatrie de Cotonou, à Jacquot. Mais les soins n’auront pas suffi. Six jours après ce dramatique dimanche, le féticheur a succombé, emportant avec lui le mystère de ce geste autodestructeur d’une rare ampleur.

La mort de Yèkoumèdji laisse le village de Daagbé-Nago face à des questions sans réponse. S’agissait-il d’une crise psychiatrique aiguë, d’un effondrement spirituel lié à la mort de son boa sacré, ou d’un acte délibéré de destruction totale de son œuvre ? Dans cette commune d’Ifangni profondément ancrée dans les traditions vodoun, la disparition de ce prêtre des serpents résonne bien au-delà d’un simple fait divers.

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