Burundi : de violentes explosions font au moins 13 morts dans un dépôt de munitions militaire
La capitale économique du Burundi, Bujumbura, a été secouée dans la soirée du mardi 31 mars par une série d’explosions d’une rare intensité survenues dans un dépôt de munitions militaire situé à Musaga. Le drame, qui a fait au moins 13 morts selon un premier bilan officiel, a semé la panique parmi les habitants et ravivé les traumatismes liés aux années de conflits qu’a connus le pays.
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Une nuit de terreur s’est abattue sur Bujumbura. Peu après 18 h 20, de puissantes détonations ont retenti dans plusieurs quartiers de la ville, provoquant un mouvement de panique généralisé. Des habitants, surpris par la violence des explosions, ont déserté leurs domiciles, certains abandonnant leurs véhicules en pleine circulation tandis que commerces et boutiques fermaient précipitamment leurs portes.
À l’origine de ces explosions, un incendie déclaré dans le principal dépôt de munitions de l’armée burundaise, situé dans le quartier populaire de Musaga, au sud de la ville. Selon le porte-parole de l’armée, le général Gaspard Baratuza, le sinistre serait dû à un grave accident électrique survenu dans le magasin des munitions du Camp Base.
Face à la psychose, le président Évariste Ndayishimiye a rapidement lancé un appel au calme, assurant que « la situation est maîtrisée ». Malgré cette communication officielle, de nombreux habitants ont d’abord redouté une tentative de coup d’État ou une reprise des violences armées.
Des projectiles propulsés dans plusieurs quartiers
L’incendie aurait pris naissance dans un bâtiment fortifié et enterré, servant au stockage d’armes lourdes, de missiles et de munitions. Sous l’effet des flammes, des obus et projectiles ont été propulsés dans plusieurs directions pendant des heures, causant d’importants dégâts matériels dans les zones environnantes.
Des maisons, des véhicules et plusieurs infrastructures ont été touchés. Des sources locales évoquent également des dégâts jusque dans les quartiers voisins ainsi qu’aux abords de la prison de Mpimba, située non loin du site militaire.
Selon un premier bilan communiqué par les autorités burundaises, 13 personnes ont perdu la vie et 57 autres ont été blessées, dont plusieurs militaires. Toutefois, des sources concordantes sur place parlent d’un bilan potentiellement plus lourd, avec des dizaines de victimes et de nombreux blessés encore pris en charge dans les hôpitaux.
Pour l’heure, les autorités poursuivent les opérations de sécurisation du site et appellent la population à signaler tout engin non explosé retrouvé dans les quartiers touchés.

