Bénin : Juste Flavius Ewinsou et six co-prévenus présentés à la Criet dans une affaire de complot contre l’autorité de l’État.
Le Bénino-Canadien Juste Flavius Ewinsou et six autres prévenus ont plaidé non coupable, jeudi 5 novembre 2026, devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET), dans une affaire de complot contre l’autorité de l’État.
Face aux accusations du parquet spécial, les sept prévenus ont unanimement contesté les faits qui leur sont reprochés. Appelés à la barre lors de l’ouverture de l’audience, ils ont rejeté les charges retenues contre eux et déclaré ne pas être coupables selon Libre Express.
Cette première audience a essentiellement été consacrée aux formalités judiciaires et à la notification des charges. Les débats n’ont pas encore permis d’examiner le fond du dossier.
Cinq prévenus en détention provisoire
Sur les sept personnes poursuivies, cinq comparaissent sous mandat de dépôt, tandis que les deux autres se présentent libres devant la juridiction. Plusieurs avocats se sont constitués pour assurer leur défense, notamment Mes Victorin Fadé et Augustin Aballo.
Après cette étape procédurale, le juge a décidé de renvoyer l’affaire au jeudi 24 décembre 2026. Cette prochaine audience devrait permettre la poursuite de la procédure devant la chambre correctionnelle de la CRIET.
Juste Flavius Ewinsou interpellé en septembre
Ancien président de la section canadienne du Haut Conseil des Béninois de l’Extérieur (HCBE), Juste Flavius Ewinsou est connu pour ses prises de position critiques à l’égard du régime de Patrice Talon. Figure de la diaspora béninoise, il avait exprimé son opposition au pouvoir en place.
Il a été interpellé en septembre 2026 par la Police républicaine, avant d’être présenté au parquet spécial près la CRIET et placé en détention provisoire dans le cadre de cette procédure.
L’affaire reste pendante devant la juridiction spéciale. À ce stade, les sept prévenus contestent les accusations de complot contre l’autorité de l’État, et aucune condamnation n’a encore été prononcée. À l’issue de cette première comparution devant la chambre correctionnelle, le dossier a été renvoyé au 24 décembre 2026 pour la poursuite des débats.

