Bénin : elle insulte la mère défunte de son amie sur TikTok et comparaît devant la Criet
Une revendeuse de 27 ans, créatrice de contenus sur TikTok, a comparu ce jeudi 8 octobre 2026 devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET), à la suite de plaintes pour injures et propos jugés diffamatoires diffusés sur le réseau social. La jeune femme est notamment accusée d’avoir insulté une amie et la mère défunte de celle-ci lors d’un direct, puis d’avoir exposé publiquement l’identité et la vie intime d’un homme.
Les réseaux sociaux peuvent rapidement transformer un différend personnel en affaire judiciaire. À la CRIET, ce jeudi, une revendeuse de 27 ans a dû répondre de plusieurs accusations liées à des propos tenus au cours de directs sur TikTok.
La première plainte a été déposée par une revendeuse qui affirme être une amie de la prévenue. Selon ses déclarations devant les juges, cette dernière l’aurait publiquement prise à partie au cours d’un live, en tenant des propos offensants non seulement à son égard, mais également contre sa mère décédée.
Face à la Cour, la plaignante a exprimé son incompréhension quant aux raisons qui auraient conduit son amie à tenir de tels propos. Elle s’est toutefois montrée disposée à lui pardonner, à condition de recevoir des excuses sincères et publiques.
Des excuses présentées aux deux plaignants
Interrogée par le président de céans, la prévenue a reconnu avoir tenu des propos qu’elle-même considère comme déplacés. Elle a fini par présenter ses excuses à la première plaignante. « Je te présente mes excuses, c’était sous l’effet de la colère », a-t-elle déclaré devant la Cour.
Une deuxième plainte concerne un homme âgé d’une trentaine d’années. Celui-ci reproche à la prévenue d’avoir diffusé sa photographie ainsi que ses nom et prénoms au cours d’un live TikTok. Elle aurait également affirmé publiquement avoir entretenu des relations intimes avec lui.
Sur ce second volet, la Cour a rappelé à la mise en cause que, même si les faits évoqués étaient avérés, leur exposition sur les réseaux sociaux ne saurait constituer un moyen approprié de régler un différend. La prévenue a de nouveau reconnu les faits qui lui sont reprochés et présenté ses excuses au plaignant.
Au cours de l’audience, la jeune femme a par ailleurs indiqué tirer des revenus de ses activités sur TikTok. Un élément qui a notamment retenu l’attention du ministère public, lequel a estimé que de tels comportements contribuent à ternir l’image du Bénin au-delà de ses frontières.
La procédure se poursuit devant la CRIET. La Cour a renvoyé le dossier au jeudi 5 novembre 2026 pour les réquisitions du ministère public et les plaidoiries de la défense. Les réquisitions et les arguments des parties à cette prochaine audience devront précéder la suite de la procédure judiciaire.

